Les Chroniques de Sébastien

Retrouvez compilées dans cet article toutes les chroniques de Sébastien Ristori notre directeur du développement publiées dans notre newsletter du mercredi. Un bulletin hebdomadaire sur l’actualité, l’évolution du marché du travail, celui de l’immobilier, les tendances sociétales… dans un monde qui bouge sans cesse.

30 Septembre – Des singes, des bananes et une douche !

« Prends seulement 5 minutes de pause entre 16h et 16h10, c’est comme cela pour tout le monde ! » ; « Ne cherche pas à proposer de nouvelles solutions, personne ne le fait ! ». Qui n’a jamais eu à suivre une croyance populaire sur son lieu de travail ou parfois, en famille ? Les idées arrêtées, parfois nombreuses, nous amènent à suivre des habitudes. Ces conditionnements humains sont souvent issus de règles établies par le passé, souvent nécessaires pour sécuriser des processus de réussite, souvent révolus de nos jours et cela, sans que personne ne le sache !

Une expérience imaginaire – que l’on prête à G.R. Stephenson dans une de ses publications en 1967 – consiste à illustrer la naissance d’une croyance d’entreprise : C’est l’histoire de 5 singes enfermés dans une grande pièce. Au centre de cette pièce, une échelle fixée par le haut permet d’atteindre un régime de bananes. L’appétit naissant, un premier chimpanzé s’empresse de s’agripper à l’échelle pour cueillir son fruit. C’est alors qu’une douche froide se déclenche et arrose la pièce : Tous les singes sont trempés ! Le mammifère téméraire agrippé à l’échelle redescend et la douche s’arrête. Le singe qui a commis « la » faute de monter à l’échelle est sorti de l’expérience et est remplacé par un nouveau singe. En entrant, ce dernier découvre l’atmosphère humide et suspicieuse de ses congénères à son endroit. Pour ce novice, l’odeur alléchante des bananes au-dessus de lui le motive à grimper sur l’échelier. Mais à peine le doigt posé, le châtiment est sévère : Les singes, trempés, lui tombent dessus pour l’empêcher de grimper. Le pauvre roué de coups comprend très vite qu’il est interdit de monter et il n’en connaît pas vraiment la raison. Au fur et à mesure de l’expérience, chaque singe du groupe d’origine est remplacé par un nouveau qui lui aussi, tenté par le régime de bananes, cherche à gravir l’échelle avant d’être mis KO par ses colocataires. Cette situation est répétée jusqu’à ce que le 5ème singe soit remplacé. A la fin de l’expérience, les 5 nouveaux sont apeurés par l’idée de toucher l’échelle et aucun d’entre eux ne sait pourquoi.

C’est ainsi que la routine s’installe ! Si nous pouvions demander aux singes pourquoi ils ne montent pas sur l’échelle, ils répondraient probablement « c’est ainsi ! ». Les grands succès d’entreprises peuvent conduire les équipes à rédiger et formater des procédures pour les inscrire dans le temps afin d’espérer une répétition des succès. A tel point que parfois, ces conditionnements se transforment en diktat à respecter par superstition et automatisme. C’est ainsi que des grands noms du monde de l’entreprise ont souffert de myopie et manqués les virages stratégiques qui s’imposaient : Moulinex, Itineris, Nokia, Kodak et tant d’autres ont refusé de sortir de leurs dogmes et de leurs cultures développées par les succès entrainant fatalement leurs disparitions.

Alors un modeste conseil : En cette belle rentrée dans vos entreprises, dans vos institutions publiques ou associatives, pour innover et réussir, devenez ce 11ème singe : Montez l’échelle et décrochez les bananes, même sous la flotte !

16 Septembre – C’est la rentrée : Gare aux biais de confirmation !

Ces derniers mois, sauf si vous n’étiez pas sur Terre, vous avez probablement rencontré des personnes devenues ultra-spécialistes d’un sujet naissant, qu’il s’agisse d’un point de vue affirmé sur l’utilisation ou non du masque dans les espaces clos, d’une opinion sur la nécessité d’utiliser un traitement pour soigner le Covid ou encore sur une analyse divinatoire de l’état du marché de l’immobilier après un confinement de 55 jours. Mais, au-delà des nouvelles compétences acquises par nos proches et nos voisins, ces individus sont devenus de fervents défenseurs de leurs nouvelles croyances ! Pas de craintes, nous sommes tous enfermés, à plusieurs moments de notre vie, dans nos prises de positions : On appelle cela : « le biais de confirmation ».

Ce biais cognitif est, d’après une revue scientifique sur le sujet, la tendance de chaque individu à privilégier les informations qui confortent ses convictions et ses analyses. C’est ainsi que nous accordons plus de crédit aux récits qui confirment nos croyances qu’aux autres témoignages ou études : Notre confiance sur un sujet est renforcée malgré les autres hypothèses qui ne trouvent pas de valeur à nos yeux.

Ce biais est alimenté par plusieurs facteurs : Les informations relayées ne sont pas toujours vérifiées, les interprétations sont remodelées selon nos propres convictions, nous mémorisons l’information qui nous plaît et nous adoptons « l’effet de primauté » (la première info est la bonne !) qui n’est pas toujours très rationnelle. Par ailleurs, très souvent, l’être humain apprécie de trouver des informations qui confortent son opinion de départ et qui alimentent son savoir entrainant ainsi la création d’un second biais appelé : « l’effet Dunning-Kruger ».

Ce deuxième biais cognitif, analysé par les deux auteurs qui lui ont donné son nom, est un effet de sur-confiance pour lequel les personnes les moins qualifiées sur un sujet surestiment leurs compétences. L’étude parue en 1999 conclut que les personnes les plus incompétentes sur un thème précis ne sont pas conscientes de leurs degrés d’ignorance et ne parviennent pas à reconnaitre la compétence des praticiens qualifiés sur ce même sujet. C’est seulement à un moment donné qu’un individu reconnait, après avoir accumulé suffisamment d’informations, l’étendue du savoir qu’il lui reste à acquérir pour devenir lui-même un praticien. C’est ainsi que l’excès de confiance sur nos croyances de départ peut conduire à des résultats douteux si nous le mettons en pratique en entreprise ou en politique !

Vous l’aurez compris, pour cette rentrée, la vigilance est de mise ! Ne soyons sûrs de rien. Je vous encourage à la lecture, à la recherche d’informations diverses et contraires à vos croyances, à la formation, pour diffuser vos points de vue fondés sur des études scientifiques et statistiques concrètes, qui sont les seules valables en ces temps où la pratique du « bullshit » s’est généralisée !
Belle rentrée à Tous !

10 Juin – La R.S.E, premier pas vers « l’entreprise de demain »

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La Responsabilité Sociétale et Environnementale, R.S.E., est débattue depuis bien longtemps, tant dans les journaux que dans la littérature scientifique.

Mais de quoi parle-t-on ?

Il s’agit d’une politique d’intégration des préoccupations sociétales, environnementales et économiques, basée sur le volontariat, dans toutes les actions de l’entreprise. L’adoption d’une démarche R.S.E. promet plusieurs avantages :

– Une image proactive, moderne et engagée pour le bien commun ;
– Des salariés et partenaires fidèles et fiers d’intégrer l’entreprise ;
– Une meilleure performance économique avec des économies et de nouveaux clients.
Dans l’idéal, la R.S.E. semble être un des leviers parfait pour préparer l’après confinement et le monde d’après.

Mais quand est-il en réalité ?

D’après une étude Deloitte 2018 sur Tendances R.H., 70 % des entreprises rêveraient de développer une démarche R.S.E. et 30 % seulement auraient oseraient franchir le pas. L’étude indique, par ailleurs, que si 88 % des sociétés misent sur le bien-être de leurs salariés, ces derniers préfèreraient une plus grande implication dans les domaines de l’environnement. 20 % des sociétés seulement estiment que ce sujet a un intérêt stratégique… En novembre 2017, le baromètre R.S.E. Ekodev indique que seulement 15 % du personnel se sent impliquer dans la stratégie R.S.E. de leur entreprise et qu’il serait 70 % à vouloir être concerné davantage. Pré-confinement, ce n’était pas encore gagné.

Et d’après un sondage bien plus récent pour BVA (janvier 2020) :
– 6 français sur 10 ignorent toujours ce qu’est la R.S.E. ;
– 78 % des français affirment qu’un engagement concret de la part des entreprises, avec des preuves formelles, contribueraient à rendre leur démarches crédibles ;

And… the last but not the least:

61 % des français pensent que c’est aux entreprises et à l’état de développer un engagement R.S.E. (72% dans la région PACA et… en Corse) Nous n’avons plus qu’à attendre un sondage « post-confinement » pour mesurer la prise de conscience des sociétés et leur engagement dans la création de « l’entreprise de demain », plus verte et plus sociétale.

En tout cas, vous l’avez compris, nous allons nous y mettre !

27 Mai – Future of work…

Future of work

Télétravail, nouvelles technologies, ergonomie, horaires adaptés, considération du salarié… Autant d’actions mises en place au fil des années pour porter l’humain au centre du projet d’entreprise.
Fidéliser ses ressources humaines en étant innovant et flexible, c’est la principale évolution au point que l’on parle de « relations humaines ».
C’est de l’humain, de son bien-être, de sa santé et de sa place dans l’entreprise que nous avons beaucoup parlé pendant cette période d’alerte, jusqu’à espérer « le monde d’après».

Parlons alors de « l’entreprise d’après »…
Possible d’après certains qui s’accordent à dire que le management 2.0 va probablement supplanter les fonctions supports (Fréry, 2010), que l’entreprise doit prendre le chemin de la révolution numérique (Dancette, 2015) ou encore que la fragmentation et la robotisation du travail sont devant nous (Richer, 2018).
Mais avant le changement organisationnel, chacun le sait, c’est bien la transformation sociologique et sociétale qui est nécessaire à une évolution de l’entreprise.
Le manager se réinvente, les outils collaboratifs et l’extrême digitalisation des tâches s’invitent dans nos quotidiens. Pour les prochaines années, les collaborateurs travailleront de façon immersive, avec de nouvelles technologies telle que la réalité étendue. Ils collaboreront de partout dans le monde et apporteront leurs expériences aux entreprises qui en ont besoin.
Ce rêve est-il donc réalisable ? Oui, mais pas dès demain, car tout cela à un coût…
Ironie du sort, les rêves de transformation éclosent au moment où l’économie est la plus fragile. De plus, la résistance au changement, l’accès à la formation et l’investissement technologique nécessaire pourraient être un frein pour les plus petites entreprises qui constituent le tissu économique de notre pays.

Le confinement que nous avons vécu nous aura au moins permis d’y penser, de réfléchir et d’espérer cette probable « entreprise d’après » qui donnera un nouveau sens aux « relations humaines » dans notre société.

Vive « le monde d’après » !

20 Mai – Les vacances 2020…toute une histoire !

Depuis le confinement, toute l’industrie du Tourisme a adapté ses politiques clients : Clauses d’annulation spécifiques, billets annulables, modifiables, recherches de destination avec des intérêts de sécurité sanitaires…
En restant à l’écoute des appels de nos vacanciers et en observant des tendances actuelles, nous avons identifié les nombreuses attentes du consommateur touristique.

Dixit les échos dans son article du 18/05/20, un des principaux sites de réservation en ligne affirme que 85 % des recherches effectuées par les français, portent sur le bord de mer et sur des maisons individuelles. Et si les recherches se focalisent avant tout sur la France, c’est que l’incertitude liée à l’ouverture des frontières et les vagues épidémiques de tous les pays sont incertaines et que nos vacanciers préfèrent privilégier les régions avoisinantes. Mais que peuvent bien attendre les Français ?

Tout d’abord, voyager en toute sécurité, notamment les plus fragiles et les plus exposés, qui préfèreront les séjours qui proposeront des processus d’entretien spécifique. Le gouvernement réfléchit à la mise en place d’une charte pour les professionnels. Ensuite, les vacanciers sollicitent des maisons indépendantes et isolées avec piscine privative. Cela afin d’éviter de partager des espaces communs avec d’autres vacanciers. Enfin, les futurs vacanciers recherchent un environnement et des prestations qui s’opposent à l’expérience du confinement, le plein air, ensoleillé, proche mer ou rivière, avec possibilité de balades, nautisme…

Nul doute que les professionnels du tourisme haut de gamme sauront répondre aux attentes des vacanciers… comme Barnes Corse !

06 Mai – Les 4 clés d’une reprise réussie

Lundi, c’est la reprise ! Plus de 50 % des français n’ont plus travaillé et sont restés confinés pendant 55 jours, en limitant au maximum leurs interactions sociales.
Si l’on en croit un récent sondage OpinionWay du mois d’avril, un français sur deux serait en détresse psychologique pour cause de travail à distance de façon confinée !
Nul ne doute que le Covid-19 aura eu un impact sur chacun d’entre nous, et même si l’organisation de votre entreprise et de votre poste de travail sera spécifique et sécurisé pendant plusieurs semaines, il faudra appréhender le retour à la vie économique et sociale.

Voici 4 conseils pour votre reprise :

• L’empathie : Le confinement aura été vécu de façon bien différente par chacun d’entre nous. Dès la reprise, soyez à l’écoute de vos équipes et de vos collègues. Restez attentif aux problématiques rencontrées pendant cette épreuve commune. C’est une façon immédiate de retrouver ce lien social et de proximité qui nous a tant manqué.

• Le management : Que vous soyez managers ou collaborateurs, remerciez vos équipes et vos collègues quand ils ont pu travailler à distance, remotivez ceux qui ont dû subir un arrêt total de travail et ceux qui ont peur de la reprise. Mettez en avant le lien de confiance qui vous unit ! Le télétravail a démontré que les équipes savent rester soudés et performantes, même à distance.

• Le projet d’entreprise : Dans les semaines à venir, réunissez votre équipe autour des projets d’entreprise. Suivez l’actualité économique et sanitaire et faites un point en fin de semestre sur les défis réels qui attendent votre entreprise !

• La confiance : La crise a impacté toute l’économie. Tous les collaborateurs sont conscients des efforts à déployer pour tenir la barre. Faites preuve de confiance entre vous, profitez de cette sortie de crise pour être créatif, pour vous exprimer sur de nouvelles idées pour développer votre entreprise. Profitez de la reprise, une nouvelle aventure, pour innover et créer une nouvelle dynamique dans votre vie !

29 avril – Réflexion sur le télétravail : est-il un tremplin vers la réalité virtuelle ?

 Réflexion sur le télétravail

Quelle vie de bureau en confinement ?

Le télétravail a soudainement été pratiqué, dès le 16 mars, par des millions de français ! D’après un sondage Odoxa du 9 avril, en raison du confinement, 1 salarié sur 4 serait en télétravail, proportion plus élevée dans les activités de prestations de services et les services publics que dans les professions qui nécessitent une présence sur site.
L’étude soulève de fortes inégalités selon les territoires et les catégories socio-professionnelles : 57 % des cadres ont accès au télétravail contre seulement 7 % des autres catégories. L’un des enseignements à relever de cette étude est le rapport de la confiance entre l’entreprise et les français : 85 % des télétravailleurs sont convaincus que leurs entreprises se sont bien comportées pendant cette crise du coronavirus.
Par ailleurs, un français sur 5 affirme avoir développé des compétences numériques autour d’outils qu’ils n’utilisaient jamais auparavant, notamment pour les réunions virtuelles et les échanges de documents.

Quelle vie de bureau dans quelques années ?

De nombreuses expérimentations sont en cours auprès des plus grands groupes autour de « la réalité mixte ». Cet équipement permet de superposer votre environnement de travail virtuel à un environnement réel filmé grâce à un casque : Vous pourrez donc vous retrouver avec vos collègues, chacun chez soi, dans la même salle de réunion. Ce dispositif toujours en phase expérimentale pourrait voir le jour dans les 5 prochaines années. L’objectif est simple : Privilégier le travail chez soi, limiter le temps perdu en trajet, rester connecté avec ses collègues et avec l’entreprise.
De plus, le télétravail par réalité augmentée aurait un autre intérêt : Sa démocratisation permettrait de recruter aux 4 coins du monde et d’impliquer le salarié, dans une moindre mesure, à la vie de l’entreprise… 4.0.

En attendant de travailler en réalité augmentée, visiter de chez vous votre future maison… ça, c’est pour tout de suite !

22 avril – La Bourse ou la Pierre ?

LA BOURSE OU A LA PIERRE ?

L’effet « CORONAVIRUS » incite les épargnants, les investisseurs ou les boursicoteurs à s’interroger sur leurs choix de placements. La finance est fondée sur des théories mathématiques, donc sur des bases stables. Sauf que, si l’on y ajoute l’interaction humaine, comprendre les marchés financiers relève alors de la sociologie et de l’observation.

La situation actuelle met en lumière la cacophonie et l’incohérence de nombreux investisseurs. L’absence de vision sur l’après confinement et la tendance à suivre le mouvement du plus grand nombre conduit à des baisses des cours boursiers spectaculaires sur des entreprises de renommée internationale, soit des pertes de revenus potentielles ou des pertes tout court. D’autres entreprises, à l’instar de la startup Zoom Communication, utilisée massivement pour le télétravail, connaissent une envolée tout aussi spectaculaire de leurs actions, sans aucune vision sur leur rentabilité réelle.

N’est-il pas plus sage d’investir dans un actif beaucoup moins volatile ? Probablement ! Les français préfèrent majoritairement les placements moins risqués avec 1,8 milliards d’euros en assurances vies en 2019, alors que le taux de rendement de ce placement est tombé de 3 % à 1,7 % en 6 ans. Ou bien, du côté du livret A, qui à l’annonce du COVID-19, grimpe à 2,71 milliards d’euros de dépôt, soit le double du mois de février 2020.

Quel autre exemple d’actif beaucoup moins volatile aurions-nous ? L’immobilier, bien sûr ! Les taux bas, pour l’heure, restent bas. Les projets sont décalés de quelques mois, mais restent toujours prévus. La profession s’est par ailleurs rapidement adaptée à la situation, redoublant d’effort sur la mobilisation des outils numériques pour conserver le lien avec les clients. Ceux qui hésitaient sont désormais convaincus, investir dans la pierre est un investissement structurellement solide et raisonnablement une valeur refuge.

La stabilité des taux promise par le gouvernement pourrait maintenir à flot l’ensemble du secteur. En quelques mots, si vous souhaitez acquérir un bien, poursuivez vos démarches et si vous voulez vendre, misez sur toutes les nouveautés numériques pour maximiser vos chances !